Par David MICHEL
I) Caractéristique du lac
Remarque : des cartes
sont disponibles dans la section cartographie
2. Genèse du lac
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Plusieurs théories ont été émises sur la genèse du lac. Des rivières, occupant le terrain actuel de celui-ci, drainaient la masse d'eau vers l'Ouest, vers le bassin du Congo. On suppose que les rivières actuelles, Nzoia et Kagera, ainsi que la Katonga formaient deux bassins distincts (voir cartes). La rivière Kagera étendait un réseau hydrographique sur plus de la moitié Sud du lac actuel. Un abaissement du terrain, dû à des mouvements tectoniques environnants, a formé cette cuvette circulaire à fond plat au milieu du Pléistocène (av. 750-500 000 ans). La Kagera et la Katonga ont subit un inversement du sens de leur courant par la surrection des montagnes à l'Ouest. Lors de cette genèse de nombreuses populations de Cichlidés fluviatiles ont dû se trouver isolées dans les différents bras lacustres en formation. Ensuite, le lac a trouvé sa forme actuel par une montée des eaux et diverses fluctuations de son niveau dues aux variations climatiques. Le terrain environnant s'est fortement érodé et les sédiments se sont déposés et accumulés dans le lac
L'eau du lac Victoria-Nyanza est très douce, la conductivité varie entre 90 et 145 µS.cm-1, l'alcalinité est très faible (environ 0,2 Th°f ce qui correspond à une varation de 2 à 8 dh) et le pH varie suivant l'endroit de 7,8 à 9 en surface et de 6,9 à 8,5 en profondeur.
Le tableau ci-dessous permet de comparer les eaux du Victoria, ci particulière, à celle du Malawi et Tanganyika plus "classique".
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| Caractéristiques chimique |
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| Conductivité (µmho) |
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| Total des solides (mg/L) |
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| Total des cations (meq/L) |
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| Total des anions (meq/L) |
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| PH |
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| Na (mg/L) |
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| K (mg/L) |
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| Ca (mg/L) |
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| Mg (mg/L) |
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| HCO3 + CO3 (meq/L) |
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| Cl (mg/L) |
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| SO4 (mg/L) |
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| SiO2 (mg/L) |
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| NO3 + N (µg/L) |
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| PO4 + P (µg/L) |
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| Total Phosphorus P (µg/L) |
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L'adjonction de sels minéraux à l'eau de conduite consiste à essayer de reproduire une eau de même nature que le milieu naturelle. Pour être efficace, on devrait ajouter ces sels en fonctions de ceux déjà présent dans nôtre eau de conduite et adapter en conséquence les dosages. Mais il ne faut pas oublier qu'il est quasi impossible de déterminer la composition exacte en sels dissous dans une eau qui n'est pas stable à long terme. Je conseille à ce sujet de ne pas faire de changement d'eau partielle juste après un orage dans la région, l'eau de conduite etant alors profondément modifier. Il cependant toujours possible de demander un rapport de composition chimique de l'eau de conduite à vôtre service des eaux.
La transparence de l'eau est de 8 mètres en saison sèche, mais les précipitations annuelles apportent des sédiments dans le lac, notamment des silicates. Cet apport minéral favorise l'explosion de Diatomées réduisant parfois la visibilité à 1 mètres dans les baies et les golfes.
La température de l'eau est de 24 à 27° C en surface en saison de pluie et de 23 à 24° C en saison sèche. Près du fond elle est inférieure de 1 à 2° C.
Quand à la concentration d'oxygène dissous, celle-ci diminue
rapidement avec la profondeur et suivant la constitution du substrat. Elle
peut rapidement chuter de plus de la moitié entre la surface (7
mg/l) et le fond constitué d'une couche de 0,5 mètres de
boue (1,5 à 3,5 mg/l). En présence d'un fond sableux ou rocheux,
le taux d'oxygène peut se maintenir entre 4 et 5 mg/l. Dans les
couches plus profondes du lac (plus de 60 mètres) le taux de O2
diminue très rapidement, mais la présence des Cichlidés
n'est effective seulement jusqu'à 30 mètres.